Ce projet puise dans les sources la charia islamique pour faire connaître l’islam en tant que religion de tolérance et pour corriger toutes les allégations erronées colportées sur le compte de l’islam soit sciemment soit par ignorance. C’est un projet qui rappelle que l’islam a grandement contribué à la civilisation humaine en élevant le statut de l’homme, en préservant sa dignité et ses droits et en renforçant la coopération et l’entente entre les hommes. Il vise à ce que l’islam soit une religion qui renforce les normes de divergence et encourage le dialogue des religions, des civilisations et des cultures en vue de favoriser la coexistence pacifique des différents peuples. Ce projet incrimine toute atteinte aux religions révélées et aux choses sacrées, se fondant en cela sur l’argumentation et la bonne parole, dans le respect de la diversité culturelle et des traditions spécifiques à chaque civilisation. Car c’est cette diversité naturelle et cette interaction qui font la pérennité des civilisations humaines. Dieu dit dans le Saint Coran : «Si Allah l’avait voulu, Il aurait certes fait de vous une seule communauté » (An-nahl /93) appelant à bannir les conflits et à vivre unis « Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus pour que vous vous entreconnaissiez. Le plus digne au regard de Dieu, c’est celui qui se prémunit davantage ». (Al-Houjourat /13).
Le projet traite, entre autres, de la problématique des limites de la liberté et de la préservation des spécificités dans un monde où l’information est diffusée à très large échelle. L’idée de ce projet est née de la nécessité de riposter aux attaques acharnées dirigées en permanence contre l’islam et les musulmans dans les pays scandinaves (caricatures injurieuses), en Europe (les conférences du pape Benoît XVI), aux Etats-Unis (campagnes hostiles menées par certaines universités) et les innombrables déclarations faites par les hommes politiques, les cinéastes et les journalistes dans certains pays occidentaux.
Ces déclarations visent ce qui suit :
Il convient de souligner que ces projets et plans sont toujours d’actualité et que les efforts déployés pour les contrer dans les débats interreligieux entre les dignitaires chrétiens d’une part, et les oulémas et cheikhs musulmans d’autre part n’ont pas réussi à atténuer la portée de ces projets. C’est le cas du refus des représentants du conseil pontifical pour le dialogue interreligieux et du représentant du conseil œcuménique des églises de signer le communiqué final de la conférence du dialogue entre les religions révélées en 2001.
Dans l’une de ses conférences en date du 17 juin 1995, l’orientaliste Jacques Berque a résumé la position de l’Occident vis-à-vis de l’islam en ces termes : « l’islam est le sceau des trois religions révélées. C’est la religion de plus d’un milliard de personnes dans le monde. Bien que très proche de l’Occident des points de vue géographique et historique, voire sur les plans des préceptes et des valeurs, il demeure pour l’Occident ce cousin inconnu, ce frère rejeté, …cet éternel ignoré, …l’éternel éloigné, …l’éternel accusé et …l’éternel suspect ».
A mesure que notre religion prône la tolérance, la coexistence entre les individus et la complémentarité des civilisations et des cultures, certains considérent le conflit des civilisations comme une base solide. A cet égard, ces campagnes ont ancré l’islamophobie dans les esprits des occidentaux et réussi à déclencher partout dans le monde des violences et à commettre des injustices à l’encontre de l’islam et des Musulmans.
Or, ces campagnes ne cessent de se multiplier et de se diversifier. En effet, à peine une campagne se termine-t-elle qu’une autre plus virulente est lancée par les médias, les politiques et autres parties malintentionnées.
Ces campagnes peuvent être classées comme suit :
S’appuyant sur ce qui précède, nous proposons un projet d’action universitaire basé sur les quatre programmes suivants :
La Fédération des Universités du Monde islamique (FUMI) et l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO).
